Hiver austral : pourquoi on campe dans les bas

L’équipe On Campe
01/10/2026 3 min de lecture

À La Réunion, on peut passer du lagon aux montagnes en une heure de route. C’est une chance, mais ça veut aussi dire que la météo d’un lieu de camping dépend énormément de son altitude. Pendant l’hiver austral, la communauté privilégie donc les bas. Voici pourquoi.

Plus on monte, plus il fait froid

La température baisse d’environ 6 à 7 °C tous les 1 000 mètres. Quand il fait doux sur le littoral, il peut faire franchement froid dans les Hauts, surtout la nuit. Entre mai et octobre, les températures nocturnes en altitude descendent régulièrement sous les 10 °C, et il peut geler sur les sommets.

Pour un adulte bien équipé, c’est gérable. Pour des enfants sous une tente légère, c’est souvent une mauvaise nuit, et une mauvaise nuit ne donne pas envie de recommencer.

Le vent et l’humidité font le reste

L’hiver austral est aussi la saison des alizés. Sur les zones exposées, le vent rend le montage des tentes pénible et accentue la sensation de froid. Dans les Hauts s’ajoutent souvent le brouillard et l’humidité de fin de journée : les affaires sèchent mal et le froid s’installe.

Et ne te fie pas trop au littoral : même sur la plage, les soirées d’hiver sont fraîches dès que le soleil se couche. Un pull et un bon couchage ne sont jamais de trop.

Notre règle : les bas en hiver, les Hauts quand il fait doux

Pendant la saison fraîche, on choisit donc des zones de basse altitude, où les nuits restent douces. Quand les températures remontent, on reprend le chemin des Hauts pour dormir au frais.

Et quand la météo se gâte quand même ?

On regarde les prévisions avant chaque sortie : vent, pluie, températures. Si les conditions ne sont pas bonnes, on a trois options : reporter la sortie, changer de zone, ou la transformer en simple journée, sans nuit sur place. Dans tous les cas, personne ne force.

Ce n’est pas de la théorie. En août, une sortie prévue sur la côte sud a été déplacée la veille vers l’Ouest à cause des rafales annoncées. Fin août, un bivouac prévu en moyenne altitude est devenu une journée à la plage, à cause du froid et du vent.

Pendant la saison chaude, on reste aussi attentifs aux fortes pluies et aux alertes cycloniques : la sécurité des enfants passe avant le programme.

Ce qu’il faut retenir

  • La zone de chaque sortie est choisie en fonction de la saison.
  • En hiver austral, on reste dans les bas pour des nuits douces.
  • Si la météo est mauvaise, on reporte, on change de zone ou on passe en formule journée.
  • Le lieu peut changer jusqu’à la veille : on vérifie le groupe avant de partir.

Curieux de savoir où on va la prochaine fois ?

La date et la zone sont annoncées sur la page Sorties ; le lieu précis est partagé dans le groupe WhatsApp.